GET3D
GET3D est un modèle de recherche de NVIDIA Corporation, présenté à NeurIPS 2022 par le NVIDIA Toronto AI Lab : il génère des maillages 3D texturés, à topologie complexe et à textures fidèles, à partir de collections d'images 2D. GET3D n'est pas un service.
Ni site produit, ni application : on clone le dépôt GitHub de l'éditeur, on l'installe sous Linux et on le lance sur des GPU NVIDIA, avec des modèles pré-entraînés sur ShapeNet pour tester sans entraîner. Son code se télécharge gratuitement pour la recherche et l'évaluation ; un usage commercial suppose une licence demandée à NVIDIA, sans tarif publié. Ses maillages s'importent dans un moteur de jeu, un modeleur 3D ou un moteur de rendu.
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- Éditeur
- NVIDIA Corporation
- Pays
- États-Unis
- Création
- 2022
- Offre gratuite
- Oui
- Essai gratuit
- Non
- Sans carte bancaire
- Oui
GET3D en bref
C’est quoi ?
GET3D est un modèle génératif de NVIDIA qui produit des maillages triangulaires texturés explicites, avec une topologie complexe, des détails géométriques riches et des textures fidèles, à partir d’images 2D seulement. Son pipeline différentiable combine DMTet, ou FlexiCubes depuis septembre 2023, pour extraire la surface, et le rasteriseur Nvdiffrast pour rendre le maillage et entraîner le modèle de bout en bout avec des pertes adversariales. Tu obtiens des objets 3D éditables, importables dans un moteur de jeu, un modeleur ou un moteur de rendu. NVIDIA publie le code. GET3D reste un projet de recherche, pas un service en ligne.
Pourquoi ?
GET3D répond au besoin de peupler des mondes virtuels avec des objets variés sans modéliser chaque pièce à la main. Entraîné sur des images de voitures, le modèle produit berlines, camions et voitures de course ; sur des animaux, renards, rhinocéros ou ours ; sur des chaises, fauteuils pivotants et fauteuils inclinables. Le nombre de formes possibles n’a pas de plafond fixé : il dépend des données d’entraînement. NVIDIA cite le jeu vidéo, la robotique, l’architecture et les réseaux sociaux comme débouchés.
Pour qui ?
GET3D vise les chercheurs en IA et en infographie, les artistes 3D, les développeurs de jeux et les équipes qui construisent des mondes virtuels ou des simulations. Dans un laboratoire, il sert de base pour tester des méthodes de génération 3D à partir d’images. Dans un studio, il produit des actifs de prototypage, à condition de rester dans le cadre de la licence non commerciale ou d’obtenir une licence auprès de NVIDIA. Un lecteur sans GPU NVIDIA ni environnement Python ne pourra pas l’utiliser.
Avantages et inconvénients
Les plus
- Maillages texturés et éditables GET3D génère des maillages triangulaires texturés, avec une topologie complexe, des détails géométriques riches et des textures fidèles, dans le format des logiciels 3D courants.
- Rendu rapide en inférence Sur un seul GPU NVIDIA, l’inférence produit environ 20 formes par seconde selon le billet de l’éditeur, ce qui autorise des lots de formes plutôt qu’un objet à la fois.
- Modèles pré-entraînés fournis Des modèles entraînés sur ShapeNet (voitures, chaises, motos) se téléchargent depuis le README : l’inférence se teste sans lancer un entraînement de plusieurs jours.
- Pipeline différentiable de bout en bout Le système relie modélisation de surface différentiable, extraction de maillage par DMTet ou FlexiCubes et rendu différentiable, ce qui permet d’entraîner le modèle sur des images 2D seules.
- Code gratuit pour la recherche Le dépôt, les modèles et l’article sont publics ; aucun compte, aucune carte bancaire, aucun quota : le matériel est la seule limite pour un usage de recherche ou d’évaluation.
Les moins
- Licence non commerciale Le dépôt est publié sous une licence NVIDIA qui réserve GET3D et ses dérivés à la recherche ou à l’évaluation ; un produit ou un service commercial exige une licence accordée au cas par cas par NVIDIA.
- Matériel NVIDIA exigeant GET3D suppose des cartes NVIDIA de classe serveur, plusieurs pour l’entraînement et une seule, à mémoire suffisante, pour l’inférence. Une machine légère ne convient pas.
- Pas d’interface ni de service GET3D ne propose ni site web, ni application Windows, macOS, iOS ou Android : tout passe par la ligne de commande, dans un environnement Python, PyTorch et CUDA préparé à la main.
- Projet de recherche figé Le dépôt n’a publié aucune version et sa dernière nouveauté date de septembre 2023 (FlexiCubes) ; le support se limite aux tickets GitHub, sans centre d’aide.
- Une catégorie d’objets par modèle Un modèle GET3D se forme sur une seule catégorie d’objets à la fois ; NVIDIA présente la génération universelle et l’entraînement sur des données réelles comme des pistes futures.
Pas de grille tarifaire publiée
Aucune grille tarifaire publiée par GET3D (vérifié le 22 septembre 2026) : aucun montant n’est affiché sur son site. GET3D est un projet de recherche de NVIDIA, publié sous la forme d’un article scientifique, d’un dépôt de code et de modèles pré-entraînés : aucune page de prix, aucun montant, aucune devise. Le code est gratuit pour la recherche et l’évaluation, sous la licence NVIDIA Source Code License, et un usage commercial passe par une demande de licence auprès de NVIDIA Research Licensing, accordée au cas par cas et sans tarif publié.
| Palier | Inclus | Pour qui |
|---|---|---|
| Code et modèles (recherche et évaluation) | Dépôt PyTorch, modèles pré-entraînés ShapeNet, image Docker, licence NVIDIA Source Code License | Chercheurs, laboratoires, équipes qui évaluent le modèle |
| Licence commerciale sur demande | Usage du modèle dans un produit, un service ou un flux interne, accordé au cas par cas par NVIDIA Research Licensing | Start-up et entreprises qui veulent exploiter GET3D commercialement |
relevés le 22/09/2026
Ce que permet la formule gratuite
Ce qui est gratuit
GET3D met à disposition, sans compte ni carte bancaire, le code d’entraînement et d’inférence, l’article, les scripts de rendu ShapeNet et des modèles pré-entraînés pour les voitures, les chaises et les motos. La licence limite cet accès à la recherche et à l’évaluation.
Environnement logiciel
Le README demande Python 3.8 en 64 bits, PyTorch 1.9.0 et CUDA 11.1 ou plus, avec les extensions CUDA de StyleGAN3, Nvdiffrast et Kaolin ; un script d’installation et une image Docker sont fournis, et Linux est recommandé.
Limite matérielle
L’entraînement s’appuie sur 1 à 8 GPU NVIDIA haut de gamme, testés sur V100 et A100 ; l’inférence tient sur un seul GPU de 16 Go. Aucun quota d’usage n’existe : la mémoire et le nombre de cartes fixent la limite.
Ce qui n’est pas gratuit
Un usage commercial du modèle ou de ses dérivés n’est pas couvert : il passe par le formulaire NVIDIA Research Licensing, accordé au cas par cas, sans tarif publié. NVIDIA conserve pour elle-même le droit d’exploitation commerciale.
Ce que fait GET3D
GET3D tire deux codes latents d’une distribution gaussienne : l’un décrit la géométrie sous la forme d’un champ de distance signée, l’autre un champ de texture. DMTet, ou FlexiCubes depuis septembre 2023, extrait un maillage explicite de ce champ, puis le champ de texture est interrogé aux points de la surface pour obtenir les couleurs. Nvdiffrast rend ensuite le maillage en images 2D.
GET3D s’entraîne de bout en bout avec des pertes adversariales : deux discriminateurs 2D, l’un sur les images RGB, l’autre sur les silhouettes, jugent si un rendu est réel ou généré. Aucun modèle 3D annoté n’entre en jeu. NVIDIA a entraîné le modèle sur des données synthétiques, des rendus 2D d’objets ShapeNet pris sous plusieurs angles, soit environ un million d’images en deux jours sur des GPU A100.
GET3D découple géométrie et texture. À géométrie fixe, on change la texture, et inversement ; l’interpolation des codes latents produit des transitions continues entre formes. Combiné à DIB-R++, le modèle génère aussi des matériaux avec des effets d’éclairage dépendant du point de vue ; combiné à StyleGAN-NADA, il accepte une consigne textuelle pour styliser les formes, par exemple transformer une voiture en taxi ou une maison en maison hantée.
Comment utiliser GET3D
Prise en main initiale
GET3D se clone depuis le dépôt nv-tlabs/GET3D de l’éditeur, puis s’installe par le script fourni ou par l’image Docker du dossier docker. Télécharge ensuite un modèle pré-entraîné depuis le lien du README et le fichier Inception nécessaire aux métriques dans le dossier cache. Une seule carte suffit pour un premier essai.
Navigation dans l’interface
GET3D n’a ni tableau de bord, ni écran d’édition : tout se pilote par le script train_3d.py et ses options en ligne de commande. Le mode de données choisit la catégorie (shapenet_car, shapenet_chair, shapenet_motorbike), l’option d’inférence active la visualisation, et une autre option écrit les maillages texturés dans le dossier de sortie.
Utilisation et gestion de projets
GET3D écrit ses résultats dans le dossier de sortie passé en paramètre ; les maillages s’ouvrent ensuite dans un modeleur ou un moteur de jeu pour l’édition. Pour entraîner ton propre modèle, rends les objets ShapeNet avec les scripts fournis, puis lance l’entraînement sur plusieurs cartes, ou sur une seule carte avec un lot réduit pour déboguer.
Fonctionnalités principales
GET3D réunit dans un seul dépôt la génération de maillages, l’entraînement sur images et des extensions issues d’autres travaux du laboratoire. Chaque fonction se commande en ligne de commande.
Maillages 3D texturés explicites
GET3D génère des maillages triangulaires à topologie complexe, aux détails géométriques riches et aux textures fidèles, directement dans le format attendu par les logiciels 3D.
Entraînement sur images 2D seules
L’apprentissage repose sur des pertes adversariales de type GAN, avec des discriminateurs inspirés de StyleGAN sur les images RGB et les silhouettes, sans modèle 3D annoté en entrée.
Extraction de surface DMTet ou FlexiCubes
DMTet extrait le maillage du champ de distance signée ; FlexiCubes, ajouté en septembre 2023, le remplace par une simple option d’isosurface au lancement.
Rendu différentiable Nvdiffrast
Le rasteriseur différentiable Nvdiffrast rend le maillage texturé en images et en silhouettes, ce qui relie l’apprentissage 2D au modèle 3D de bout en bout.
Modèles pré-entraînés ShapeNet
Des modèles pour les voitures, les chaises et les motos se téléchargent depuis le README ; l’inférence, l’interpolation de codes latents et l’export de maillages texturés fonctionnent sans entraînement.
Génération guidée par texte
En suivant StyleGAN-NADA, le générateur se réajuste avec une perte CLIP directionnelle sur les rendus 2D et une consigne textuelle, pour produire des formes stylisées à partir d’un texte.
Matériaux et éclairage
Combiné à DIB-R++, GET3D génère des matériaux et des effets d’éclairage dépendant du point de vue, de manière non supervisée, en plus de la géométrie et de la texture.
Métriques d’évaluation
Le dépôt calcule le FID sur les rendus et les scores de couverture et de distance (COV et MMD) sur la géométrie générée, pour comparer les modèles entre eux.
Usages et métiers
GET3D sert à générer des maillages 3D texturés à partir d’images. NVIDIA cite le jeu vidéo, la robotique, l’architecture et les réseaux sociaux comme secteurs, et les moteurs de rendu de films comme destination des objets.
Chercheurs en IA et en infographie
Ils utilisent GET3D comme base de comparaison ou de départ pour la génération 3D à partir d’images : le code, les scripts de rendu ShapeNet et les métriques du dépôt reproduisent les résultats de l’article.
Développeurs de jeux vidéo
Ils s’appuient sur GET3D pour produire des objets texturés à importer dans un moteur de jeu et peupler un décor. L’outil remplace la modélisation d’objets de remplissage un par un, dans le cadre de la licence.
Artistes 3D
Ils partent d’une forme générée par GET3D pour la retravailler dans un modeleur, en changeant la texture à géométrie fixe ou l’inverse. L’outil remplace la base de modélisation quand il faut une géométrie éditable tout de suite.
Équipes de mondes virtuels et de simulation
Elles utilisent GET3D pour remplir un environnement d’objets variés issus d’une même catégorie : voitures, chaises, animaux. L’outil remplace une longue chaîne de modélisation manuelle quand le volume compte plus que la pièce unique.
Équipes de robotique et d’architecture
Elles figurent parmi les secteurs cités par NVIDIA : des objets 3D générés par GET3D pour les scènes de simulation d’un robot, ou pour la représentation d’un bâtiment, d’un espace extérieur ou d’une ville.
Studios de rendu et de cinéma
Ils importent les maillages de GET3D dans un moteur de rendu, appliquent un éclairage réaliste et animent l’objet dans la scène. L’outil remplace une étape de création de base quand une géométrie prête à retoucher suffit.
Conseils d’utilisation
Conseils pour une utilisation efficace
GET3D se lance dans un environnement préparé à l’avance : Linux recommandé, image Docker ou script d’installation, versions de Python, PyTorch et CUDA alignées sur le README. Commence par un modèle pré-entraîné et une seule carte, avec l’option d’export des maillages texturés, avant d’envisager un entraînement. Garde une catégorie d’objets par modèle.
Erreurs communes à éviter
Premier piège : ignorer la licence. GET3D et ses dérivés restent réservés aux travaux de recherche ou d’évaluation, et un produit commercial exige une licence de NVIDIA. Deuxième piège : lancer l’entraînement complet sur une seule carte, alors que le README prévoit plusieurs GPU et propose un mode de débogage à lot réduit. Troisième piège : attendre une génération universelle. Un modèle GET3D couvre une catégorie d’objets, pas toutes.
Modèles et droits sur les créations
GET3D repose sur un générateur propre à NVIDIA, des discriminateurs inspirés de StyleGAN, la représentation de surface DMTet ou FlexiCubes et le rasteriseur Nvdiffrast. Ses modèles pré-entraînés proviennent de rendus synthétiques d’objets ShapeNet, pas de photographies réelles : passer à des images du monde réel reste, chez NVIDIA, un travail à venir.
Propre à NVIDIA, la licence du dépôt accorde un droit perpétuel et gratuit d’utiliser, de modifier et de redistribuer le code, à une condition : un usage non commercial, défini comme la recherche ou l’évaluation. Cette limite s’étend aux travaux dérivés, la redistribution se fait sous la même licence, et NVIDIA se réserve l’usage commercial. Aucun droit n’est accordé sur les marques et logos de l’éditeur.
Pour un produit, un service ou un flux interne, NVIDIA Research Licensing étudie les demandes au cas par cas via un formulaire ; ce formulaire n’est pas nécessaire pour la recherche interne ou l’évaluation. Cette licence encadre l’usage du logiciel et de ses dérivés, sans traiter séparément les maillages générés.
Accès
GET3D s’obtient sur le dépôt GitHub nv-tlabs de NVIDIA, avec sa page de projet sur research.nvidia.com pour l’article, les vidéos et les résultats. Aucun site produit, aucune inscription, aucun accès mobile : le code s’exécute localement ou sur un serveur, sous Linux recommandé, en Docker ou dans un environnement Python. Côté documentation, le README du dépôt fait foi, et le suivi passe par les tickets GitHub, en anglais.
Appareils, applications et systèmes compatibles
GET3D ne s’atteint ni par un site web ni par une application mobile ou de bureau. L’accès passe par le dépôt GitHub de l’éditeur et suppose un environnement Linux, recommandé par le README, avec Python, PyTorch et CUDA installés localement ou dans l’image Docker fournie.
Disponible sur
Accès & intégrations
IntégrationsOui
PyTorch, Nvdiffrast, Kaolin, StyleGAN3 CUDA extensions, FlexiCubes
Langues disponibles
GET3D se limite à l’anglais : le dépôt, le README, la page de projet et l’article scientifique sont publiés dans cette langue, et l’outil n’a pas d’interface à traduire.
Avis et notes par Aikiwi
Note Globale de GET3D 4,1
GET3D part d’images 2D, extrait une surface avec DMTet ou FlexiCubes, puis rend le résultat de manière différentiable. Les maillages obtenus s’ouvrent ensuite dans un moteur de jeu, un modeleur 3D ou un moteur de rendu et se modifient.
GET3D convient aux chercheurs en IA et en infographie, aux artistes 3D, aux développeurs de jeux et aux équipes qui construisent des mondes virtuels ou des simulations. Le dépôt vise la création d’actifs 3D, la génération de géométrie maillée éditable et le prototypage à partir de jeux d’images 2D. Le cadre reste celui d’un projet de recherche : code, article, modèles pré-entraînés, et une licence réservée à la recherche et à l’évaluation.
Le code gratuit n’impose aucun quota ; la contrainte est matérielle et juridique. Il permet de tester le modèle dans son environnement réel, si les GPU requis sont disponibles et si l’usage reste non commercial.
Avis détaillé sur GET3D
Design et Ergonomie 4,0
GET3D ne publie ni interface web, ni application native, ni dispositif de réglages d’interface. L’outil se présente comme un modèle et un dépôt de recherche, avec exécution locale et dépendances techniques explicites. Rien n’autorise donc à juger la hiérarchie des écrans ou la clarté d’un parcours visuel. Pour un chercheur ou un développeur déjà à l’aise avec PyTorch et CUDA, cette absence de couche produit n’est pas un blocage. Pour un utilisateur qui attend une interface prête à l’emploi, la prise en main passe d’abord par l’environnement technique, pas par des menus guidés.
Facilité d’Utilisation 3,6
GET3D demande Linux, des GPU NVIDIA haut de gamme et un environnement Python et PyTorch précis. L’installation s’inscrit donc dans une logique d’exécution sur machine de travail, avec dépendances et contraintes matérielles déjà exigeantes. La formule gratuite n’allège pas cette entrée en matière par des quotas : le frein principal reste le socle technique. Pour un profil recherche ou prototypage 3D, cette barrière est acceptable si l’objectif est d’obtenir un résultat exploitable localement. Pour un usage ponctuel ou pour un lecteur sans poste compatible, l’accès devient nettement moins direct qu’avec un service hébergé et orienté grand public.
Fonctionnalités et Outils 4,5
GET3D génère des maillages 3D texturés explicites avec topologies complexes, détails géométriques riches et textures haute fidélité. L’outil va plus loin qu’un simple rendu de forme : il produit des actifs éditables, importables dans des moteurs de jeu, des modeleurs 3D et des moteurs de rendu, avec une chaîne différentiable de bout en bout, des modèles pré-entraînés et des extensions vers le texte et les matériaux. Pour un studio, un artiste 3D ou une équipe de prototypage, cette profondeur fonctionnelle donne un matériau directement réutilisable. Le modèle convient moins à un besoin bureautique qu’à un cas d’usage 3D spécialisé, où la structure du maillage, la texture et l’export comptent autant que l’image générée.
Performance et Fiabilité 4,0
GET3D n’est pas un service hébergé : il n’y a ni page de statut, ni historique d’incidents, ni disponibilité à mesurer. Le dépôt documente le fonctionnement du modèle et les configurations testées, mais aucune exploitation dans le temps ne s’observe. Le jugement porte donc sur un socle technique défini, pas sur une tenue opérationnelle. Pour l’utilisateur, cela signifie qu’il évalue l’approche de recherche et les dépendances nécessaires, et que la fiabilité dépend de sa propre machine. Cette absence convient à un outil à exécuter localement, moins à un flux de production qui exige des garanties publiques de continuité.
Innovation et Singularité 4,8
GET3D combine génération de maillages texturés explicites, extraction de surface avec DMTet ou FlexiCubes, rendu différentiable et entraînement adversarial à partir d’images 2D seulement. L’assemblage produit un type d’objet 3D plus directement exploitable que des sorties purement implicites ou des images de référence isolées. La singularité tient aussi à l’orientation vers des scènes, des actifs et des mondes virtuels. Pour la recherche et la production 3D, cette architecture ouvre un terrain intéressant entre génération, édition et intégration dans des flux de travail existants. L’outil cible des usages avancés où la forme, la texture et la structure du maillage doivent rester manipulables après génération.
Support et Ressources Disponibles 3,7
GET3D s’appuie sur une documentation publique dans le README du dépôt et sur un canal de suivi via GitHub Issues. Les ressources existent, mais elles restent concentrées dans un cadre de projet de recherche, sans écosystème de support élargi ni centre d’aide séparé. La matière disponible est donc technique et directement orientée développeur. Pour un lecteur autonome, cette organisation suffit à démarrer et à résoudre des problèmes courants de dépôt. Pour une équipe qui attend une assistance structurée, des tutoriels officiels nombreux ou un support réactif multicanal, le cadre reste plus étroit qu’avec une plateforme commerciale mature.
Rapport Qualité-Prix 4,0
GET3D est publié gratuitement, sans compte ni carte bancaire, avec une contrainte matérielle forte à la place d’un abonnement. Le gratuit n’est pas un essai limité dans le temps, mais il est limité en droit : la licence cantonne le code et ce qui en dérive à la recherche ou à l’évaluation, et l’exploitation commerciale suppose une licence négociée avec NVIDIA, sans tarif publié. Pour un laboratoire ou une équipe déjà équipée, le rapport est favorable, parce qu’il ouvre un modèle de génération 3D avancé sans frais de licence. Pour un studio qui veut vendre ce qu’il produit, ou pour un lecteur sans GPU NVIDIA, la valeur pratique baisse nettement : le coût réel se déplace vers la machine et vers la négociation d’une licence.
Questions fréquentes
Quel est le tarif de GET3D pour une modélisation 3D ?
GET3D n’a pas de tarif : NVIDIA publie le code, l’article et les modèles pré-entraînés gratuitement, sans compte ni carte bancaire, pour la recherche et l’évaluation. Un usage commercial passe par une demande de licence auprès de NVIDIA Research Licensing, étudiée au cas par cas, sans montant publié. Le coût réel est celui des GPU NVIDIA nécessaires.
Existe-t-il une version gratuite de GET3D ?
Oui : GET3D n’existe que sous cette forme. Le dépôt GitHub de NVIDIA fournit le code d’entraînement et d’inférence, une image Docker et des modèles pré-entraînés sur ShapeNet, sans quota d’usage. La licence réserve cet accès à la recherche et à l’évaluation, et le matériel, des cartes NVIDIA de classe serveur sous Linux, fixe la limite pratique.
Quelles langues GET3D prend-il en charge ?
GET3D est publié en anglais : le README, la page de projet et l’article scientifique n’existent que dans cette langue. L’outil n’a pas d’interface, donc pas de langue d’interface à choisir ; les commandes et les options du script sont en anglais.
Qui édite GET3D ?
GET3D est un projet de recherche de NVIDIA Corporation, société américaine fondée en 1993 et établie à Santa Clara, en Californie. Le modèle a été créé par le NVIDIA Toronto AI Lab, dirigé par Sanja Fidler, et présenté à la conférence NeurIPS 2022 par neuf auteurs affiliés à NVIDIA, à l’Université de Toronto et au Vector Institute.
Peut-on utiliser GET3D dans un produit commercial ?
Pas sans licence : la NVIDIA Source Code License for GET3D réserve le code et ses dérivés à un usage non commercial, défini comme la recherche ou l’évaluation. Une start-up ou une entreprise qui veut intégrer le modèle à un produit, un service ou un flux interne remplit le formulaire NVIDIA Research Licensing ; NVIDIA accorde ou refuse au cas par cas.
GET3D a-t-il une interface web ou une application ?
Non. GET3D n’a ni site produit, ni application web, mobile ou de bureau : c’est un dépôt de code PyTorch qui se lance en ligne de commande sur des GPU NVIDIA, sous Linux recommandé ou dans l’image Docker fournie. La page de projet sur research.nvidia.com présente l’article, les vidéos et les résultats, mais ne permet pas de générer un objet.
GET3D peut-il générer n’importe quel objet ?
Non : un modèle GET3D couvre une catégorie d’objets à la fois, celle de ses images d’entraînement. Les modèles pré-entraînés fournis portent sur les voitures, les chaises et les motos de ShapeNet ; l’article montre aussi des animaux, des personnages et des bâtiments. NVIDIA évoque, comme pistes futures, un modèle couvrant toutes les catégories et un entraînement sur des photographies réelles.