Open WebUI
Open WebUI propose une plateforme IA auto-hébergée qui réunit, dans une seule interface web, le chat multi-modèles, la recherche web, l'analyse de fichiers, le RAG, la voix et l'exécution de code. Elle tourne sur l'infrastructure de l'utilisateur et se connecte à Ollama, OpenAI, Anthropic ou toute API compatible, pour des déploiements sur site, en cloud privé ou coupés d'Internet.
Open WebUI se déploie gratuitement tant que sa marque reste visible ; la licence Enterprise, sur devis, ouvre la marque blanche et le support dédié. Développeurs et équipes y gardent la main sur leurs données et leurs modèles.
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- Éditeur
- Open WebUI, Inc.
- Pays
- États-Unis
- Création
- 2023
- Offre gratuite
- Oui
- Essai gratuit
- Non
- Sans carte bancaire
- Oui
Open WebUI en bref
C’est quoi ?
Open WebUI est une interface web autohébergée qui centralise modèles, conversations, fichiers, recherche web, exécution de code, bases de connaissances et agents sur sa propre infrastructure. Elle se relie à Ollama, OpenAI, Anthropic ou à toute API compatible OpenAI, puis tout se fait dans un seul espace, avec ce qui entre en texte, fichiers, images ou commandes et ce qui sort en réponses, analyses, médias ou automatisations. Aucun hébergement cloud n’est imposé.
Pourquoi ?
Elle règle le morcellement des usages quand plusieurs outils se partagent la conversation, les documents, le code et les connaissances. Ici, tu gardes les données sur ton infrastructure, avec des accès contrôlés et des fonctions d’équipe, au lieu de disperser le travail entre plusieurs interfaces. Le déploiement convient aux contextes privés et réglementés.
Pour qui ?
Développeurs, équipes techniques, startups et entreprises qui veulent bâtir des agents, des outils ou des pipelines sur une base auto-hébergée. Les profils qui cherchent du contrôle d’accès, du SSO, du RBAC ou un déploiement on-premises y trouvent un cadre adapté, tout comme les utilisateurs soucieux de leur vie privée et les équipes collaboratives multi-utilisateurs.
Avantages et inconvénients
Les plus
- Déploiement auto-hébergé sans plafond affiché Open WebUI se déploie sans plafond d’utilisateurs ni de conversations sur ta propre infrastructure. Tu gardes la maîtrise des serveurs et des données, et rien n’impose un abonnement pour l’usage courant, y compris en entreprise.
- Interface unique pour modèles, fichiers et recherche Une seule interface web rassemble les conversations, l’envoi de fichiers, la recherche web avec citations et l’exécution de code. Tu passes d’un modèle à l’autre sans quitter la discussion, ce qui réduit les ruptures de flux pendant le travail.
- Bases de connaissances avec recherche hybride Les bases de connaissances combinent recherche vectorielle et hybrid search BM25+vector. L’outil ajoute aussi huit moteurs d’extraction pour alimenter le RAG. Tu peux donc relier des documents internes à des réponses sourcées.
- Extensibilité technique large Open WebUI accepte les outils Python, les Functions/Pipelines, MCP et des serveurs OpenAPI. Tu peux y brancher des modèles locaux ou cloud, ainsi que des intégrations comme Slack, Jira, Confluence ou GitHub. La plateforme sert aussi de couche d’orchestration pour des agents.
- Accès entreprise déjà couvert RBAC, SSO/OIDC/LDAP et SCIM 2.0 sont présents dans le logiciel gratuit. Open WebUI répond déjà à des besoins de gouvernance et d’accès pour des équipes de grande taille, sans licence payante à souscrire pour ces fonctions.
Les moins
- La marque Open WebUI reste imposée Open WebUI exige désormais que sa marque reste visible dans l’interface des déploiements d’une certaine taille. Changer de marque ou passer en marque blanche demande alors une licence Enterprise.
- La licence Enterprise passe par un contact Aucun montant n’est publié pour la licence Enterprise, réservée aux sociétés et organisations enregistrées. Le devis dépend du nombre d’utilisateurs déclaré à l’équipe commerciale.
- Le mobile n’a pas d’app officielle L’accès existe sur le web et via des applications de bureau, mais pas sur iOS ni sur Android. Tu restes donc sur navigateur ou sur ordinateur pour l’usage natif.
- L’application de bureau reste en alpha Open WebUI Desktop, pour macOS, Windows et Linux, est annoncée « Early Alpha » sur le dépôt GitHub de l’éditeur. Des fonctions peuvent casser d’une version à l’autre, et la version web auto-hébergée reste la voie principale.
- L’hébergement reste à ta charge Open WebUI demande une infrastructure à administrer, même quand l’usage reste gratuit. Tu portes donc le déploiement, les mises à jour, les sauvegardes et la continuité de service, sans engagement de disponibilité hors licence Enterprise.
Pas de grille tarifaire publiée
Aucune grille tarifaire publiée par Open WebUI (vérifié le 23 septembre 2026) : aucun montant n’est affiché sur son site. Open WebUI est gratuit en auto-hébergement tant que sa marque reste visible ; la licence Enterprise, qui ouvre la marque blanche, Terminals et le support dédié, se négocie avec l’équipe commerciale sans montant publié.
| Palier | Inclus | Non inclus | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Gratuit (auto-hébergé) | Toutes les fonctions du logiciel, sans limite d’usage, marque « Open WebUI » visible | Marque blanche, changement de marque, offres réservées comme Terminals | Usage interne avec la marque d’origine intacte |
| Enterprise License | Marque blanche, changement de marque, Terminals, support dédié | Licence individuelle : réservée aux organisations | Sociétés et organisations enregistrées, devis selon le nombre d’utilisateurs |
relevés le 23/09/2026
Ce que permet la formule gratuite
Déploiement libre
Open WebUI se déploie gratuitement en auto-hébergement, par pip ou Docker, sans compte ni plafond d’usage, y compris pour une entreprise qui l’utilise en interne.
Sans carte
Aucune carte bancaire n’est demandée pour l’accès gratuit.
Marque affichée
Depuis la version 0.6.6 (avril 2025), la marque « Open WebUI » doit rester visible, sauf pour un déploiement de 50 utilisateurs ou moins sur 30 jours ; au-delà, la marque blanche passe par la licence Enterprise.
Pas d’essai
Il n’existe pas d’essai gratuit distinct de la formule gratuite.
Sans plafond d’usage
Le logiciel gratuit n’impose ni limite de conversations, ni quota de modèles, ni fonction bridée : les coûts portent sur l’hébergement et sur les modèles payants que tu relies.
Ce que fait Open WebUI
Déploiement
Open WebUI passe d’abord par un déploiement sur ta propre infrastructure, en Docker/Compose, Kubernetes/Helm ou via pip, puis l’interface web rassemble les modèles, les conversations, les fichiers, la recherche et les outils dans un seul espace.
Modèles compatibles
Tu le relies à Ollama pour des modèles locaux, ou à OpenAI, Anthropic et toute API compatible OpenAI pour le cloud, sans changer de surface de travail.
Fonctions
Sur la base commune, tu actives la recherche web, l’exécution de code, les bases de connaissances, les agents, les outils Python, les pipelines, MCP et OpenAPI selon le besoin.
Licence
Open WebUI reste gratuit tant que sa marque demeure visible ; la licence Enterprise, négociée avec l’équipe commerciale, ajoute la marque blanche, les offres réservées comme Terminals et un support dédié.
Comment utiliser Open WebUI
Prise en main initiale
Open WebUI s’installe d’abord sur ta propre infrastructure, en Docker/Compose, Kubernetes/Helm ou par pip. Tu relies ensuite l’interface à Ollama pour des modèles locaux, ou à OpenAI, Anthropic et toute API compatible OpenAI pour le cloud. Compte un seul espace web pour discuter, joindre des fichiers et lancer les premiers outils.
Navigation dans l’interface
Tu retrouves les modèles, les conversations, les connaissances et les outils dans une seule interface web. Les fichiers s’attachent aux échanges, la recherche web s’ajoute à la discussion, et l’exécution de code reste accessible depuis le navigateur. Les accès se règlent côté administration avec RBAC ou SSO.
Utilisation et gestion de projets
Tu peux comparer deux modèles côte à côte, changer de modèle en cours de discussion et garder des bases de connaissances pour le travail récurrent. Channels, notes, agents et prompts planifiés servent aux usages partagés ou aux tâches multi-étapes. Les données restent sur l’infrastructure de l’utilisateur, y compris en déploiement on-premises ou air-gapped.
Fonctionnalités principales
Open WebUI rassemble, dans une seule interface web, des fonctions de conversation, d’analyse, de recherche et d’exécution. Certaines ouvrent sur n’importe quel modèle connecté, d’autres demandent un mode ou un composant précis.
Conversations multi-modèles et comparaison côte à côte
Tu échanges avec plusieurs modèles dans la même interface, puis tu compares deux réponses sur le même écran. Le changement de modèle peut se faire en cours de discussion.
Envoi de fichiers et d’images pour analyse
Des fichiers et des images s’ajoutent à la conversation pour que le modèle travaille dessus. L’usage sert à garder la pièce jointe dans le même fil que la demande.
Recherche web avec citations de sources
La recherche web enrichit la réponse et affiche des citations à l’appui. Le mécanisme convient quand il faut relier la réponse à des sources consultables.
Exécution de code dans le navigateur et Open Terminal
Un environnement Python dans le navigateur et Open Terminal permettent d’exécuter du code depuis la plateforme. Open Terminal va plus loin en lançant de vraies commandes sur un environnement connecté.
Voix et audio : transcription, synthèse et appels
Le flux audio couvre la reconnaissance vocale, la synthèse vocale et les appels vocaux ou vidéo. La fonction sert quand la conversation ne passe pas seulement par le texte.
Génération d’images
Open WebUI peut produire des images avec des modèles comme GPT-Image, Gemini ou ComfyUI. La sortie dépend du moteur connecté.
Bases de connaissances et RAG
Ces bases de connaissances s’appuient sur une recherche vectorielle, l’hybrid search BM25+vector et l’extraction sur plusieurs moteurs. Elles aident à retrouver des passages dans des documents liés à la conversation.
Mémoire utilisateur entre les conversations
Le système retient des faits sur l’utilisateur d’une discussion à l’autre. Le comportement vise les échanges répétés plutôt qu’une session isolée.
Channels partagés pour le travail en équipe
Des espaces partagés permettent les discussions multi-utilisateurs avec mention @modèle. Le format aide quand plusieurs personnes suivent le même fil.
Modèles et agents personnalisés
Des presets, des outils liés, des variables dynamiques et des règles d’accès permettent de définir des modèles ou agents adaptés à un usage précis. Le réglage sert à fixer un comportement réutilisable.
Notes avec édition riche et injection de contexte
Un éditeur riche accueille des notes que l’IA peut améliorer et relier au contexte de travail. La fonction sert à préparer ou reformuler du contenu dans l’interface.
Extensibilité par outils, pipelines et serveurs
L’écosystème accepte des outils Python, des Functions/Pipelines, MCP natif et des serveurs OpenAPI. L’ajout d’outils élargit les actions possibles dans l’interface.
Authentification et contrôle d’accès
RBAC, SSO/OIDC/LDAP, SCIM 2.0 et clés API gèrent l’accès aux espaces et aux fonctions. La couche d’identité vise les déploiements d’équipe ou d’entreprise.
Administration et suivi d’usage
Les administrateurs disposent de statistiques d’usage, d’évaluations en arène ou en A/B, de webhooks et de bannières. Ces outils servent à suivre et piloter le déploiement.
Déploiement sur plusieurs environnements
Docker, Compose, Kubernetes, Helm, pip install open-webui et le stockage cloud font partie des modes déclarés. Le même projet peut ainsi tourner localement ou sur une infrastructure plus large.
Automatisations de tâches
Des prompts planifiés et des tâches multi-étapes automatisent des séquences de travail, lancées à l’heure prévue sans rouvrir la conversation à la main.
Usages et métiers
Open WebUI sert à plusieurs profils techniques qui veulent travailler dans une interface web commune, avec des modèles locaux ou distants. Les entrées ci-dessous reprennent les publics nommés par l’éditeur et disent ce qu’ils font avec l’outil.
Développeurs
Ils créent des agents, des outils et des pipelines dans une interface qui rassemble conversation, RAG, code et automatisations, au lieu de répartir le travail entre plusieurs briques séparées.
Équipes techniques
Elles s’appuient sur Open WebUI pour connecter des modèles, exposer des outils et piloter des déploiements, plutôt que de maintenir un assemblage d’interfaces et de scripts distincts.
Utilisateurs soucieux de leur vie privée
Ils hébergent la plateforme sur leur propre infrastructure et gardent les données sur site, ce qui remplace une solution hébergée chez un tiers.
Auto-hébergeurs
Ils installent l’outil en auto-hébergement et le font tourner sur leur infrastructure, au lieu de dépendre d’un service fermé.
Startups
Elles centralisent chat, fichiers, recherche web, connaissances et outils dans une seule interface, ce qui évite de multiplier les services pour démarrer.
Entreprises à l’échelle mondiale
Elles utilisent les fonctions SSO, RBAC et audit pour administrer des équipes larges, à la place d’un accès géré au cas par cas.
Secteurs réglementés
Ils déploient Open WebUI en on-premises ou en air-gapped pour garder le contrôle des données et des accès, plutôt que de passer par un cloud public.
Équipes collaboratives multi-utilisateurs
Elles partagent des espaces, des modèles et des notes dans Channels et remplacent des échanges dispersés entre messageries, documents et outils séparés.
Conseils d’utilisation
Conseils pour une utilisation efficace
Open WebUI donne de meilleurs résultats quand tu relies d’abord un modèle adapté à la tâche, puis quand tu combines les bons modules au bon moment. Pour une recherche documentaire, ajoute des fichiers et active la recherche avec sources ; pour du raisonnement, garde une conversation propre et change de modèle en cours d’échange si le premier bloque. Évite aussi de disperser le travail entre trop de chats : la mémoire, les bases de connaissances et les agents restent plus lisibles dans un fil stable.
Erreurs communes à éviter
Symptôme : les réponses s’éloignent du sujet ou citent mal les sources. Cause : tu as lancé la recherche web sans cadrer la demande, ou tu as mélangé des fichiers sans préciser le contexte utile. Symptôme : les sorties restent pauvres malgré des modèles différents. Cause : tu testes le même prompt sur plusieurs modèles sans changer le mode d’usage, alors que le comparatif côte à côte sert justement à repérer le bon réglage. Symptôme : l’exécution de code échoue. Cause : le navigateur n’a pas le bon environnement, ou tu demandes une commande hors du terminal connecté.
Modèles et droits sur les créations
Open WebUI n’entraîne pas de modèle maison : l’interface relie les modèles que tu choisis, en local avec Ollama ou en cloud chez OpenAI, Anthropic ou un autre fournisseur compatible. Les requêtes partent vers le fournisseur connecté, ou nulle part avec un modèle local, et ses propres conditions s’appliquent aux réponses.
Open WebUI est publié sous la licence Open WebUI : le code livré jusqu’à la version 0.6.5 reste sous BSD-3, et depuis la version 0.6.6 du 19 avril 2025 une clause de marque s’ajoute. Utiliser, modifier et redistribuer le logiciel reste permis, à condition de ne pas retirer ni masquer la marque hors des cas prévus.
Une instance auto-hébergée tourne sur ton infrastructure : conversations, fichiers et bases de connaissances restent sur tes serveurs, et l’éditeur ne revendique aucun droit sur ce qu’elle produit. Sans garantie, le logiciel est fourni « en l’état » à l’organisation qui le déploie. SOC 2, HIPAA et RGPD restent à sa charge.
Open WebUI, Inc. encadre aussi son site communautaire : la synchronisation facultative de statistiques d’usage depuis une instance lui accorde une licence perpétuelle sur les données envoyées, y compris pour l’entraînement de modèles. Les conditions du site sont soumises à un arbitrage individuel, avec renonciation aux actions collectives. Pour Open WebUI Computer, les conditions commerciales diffèrent.
Accès
Open WebUI s’atteint par le navigateur et par des applications de bureau pour Windows, macOS et Linux ; l’accès mobile n’apparaît pas parmi les plateformes listées. Cinquante-quatre langues sont prises en charge, dont le français. L’interface reste pensée pour un usage web unique, avec le même espace de travail sur les différents appareils. Détail des plateformes et liste complète des langues suivent dans les sous-sections.
Sur ordinateur, tu ouvres la version web ou l’application de bureau selon ton contexte, puis tu retrouves la même logique d’accès quand l’outil est connecté à sa propre infrastructure. À l’échelle d’une équipe, cette continuité compte plus que le canal choisi. Pas de version iOS ou Android ici.
Appareils, applications et systèmes compatibles
Open WebUI se déploie sur une infrastructure propre et se relie à des modèles locaux ou distants. La page officielle le présente comme une interface web pensée pour un usage auto-hébergé, avec une prise en charge du navigateur et d’applications de bureau.
Disponible sur
Accès & intégrations
IntégrationsOui
Ollama, OpenAI API, Anthropic, LM Studio, GroqCloud, Mistral, OpenRouter, vLLM, MCP tool servers, OpenAPI tool servers, Slack, Jira, Confluence, Salesforce, ServiceNow, SharePoint, Notion, GitHub, Telegram, WhatsApp
API publiqueOui
Accès par clés API pour automatiser les usages et brancher des intégrations.
Langues disponibles
Open WebUI prend en charge une large liste de langues d’interface et d’usage. Le français figure parmi elles.
Avis et notes par Aikiwi
Note Globale d’Open WebUI 4,4
La plateforme ajoute aussi des fonctions d’administration, d’évaluation, de webhooks et d’extensions via Python, MCP et OpenAPI. Connexions à Ollama, OpenAI, Anthropic et d’autres API compatibles, avec son infrastructure propre.
Open WebUI convient aux développeurs et aux équipes techniques qui construisent des agents, des outils ou des pipelines. Les équipes collaboratives peuvent l’utiliser de l’installation solo à des organisations de grande taille.
Pour un premier essai, le point d’entrée consiste à voir si l’interface unique, les connexions aux modèles et les fonctions de RAG suffisent à un usage de base.
Avis détaillé sur Open WebUI
Design et Ergonomie 4,0
Open WebUI ne publie pas d’élément descriptif sur la hiérarchie visuelle, l’accessibilité ou l’organisation des écrans de son interface. La fiche de produit met surtout en avant les fonctions et le mode de déploiement, pas un travail d’ergonomie documenté. Pour un lecteur qui compare des outils, la plateforme reste crédible pour une interface de travail centralisée, mais la qualité de présentation ne peut pas être jugée sur des éléments publiés. Le critère se lit donc comme une base neutre, adaptée à un produit dense plutôt qu’à un outil pensé d’abord pour la simplicité visuelle.
Facilité d’Utilisation 4,2
Open WebUI demande une mise en place sur sa propre infrastructure, puis une connexion à un fournisseur de modèles. L’outil compense cette entrée plus technique par une interface unique où l’on discute, on attache des fichiers, on lance une recherche web et on utilise des agents sans changer d’environnement. Pour un utilisateur technique ou une équipe déjà familière du self-hosting, le parcours reste lisible parce que les usages principaux sont regroupés au même endroit. Pour un débutant, la logique de déploiement et de connexion aux modèles impose un seuil d’entrée réel, même si la suite de l’usage paraît structurée.
Fonctionnalités et Outils 4,8
Open WebUI rassemble un ensemble très large de fonctions autour du chat multi-modèles, des fichiers, de la recherche web, du code, de la voix, des images, du RAG, des agents personnalisés, des notes, des outils d’automatisation et des intégrations d’entreprise. La plateforme ajoute aussi des capacités d’administration, d’extension et de contrôle d’accès qui dépassent le simple rôle d’interface de discussion. Pour un usage avancé, l’intérêt est évident : l’outil couvre à la fois l’expérimentation, la collaboration et le déploiement en contexte encadré. La contrepartie est une surface fonctionnelle dense, qui convient mieux à un environnement déjà structuré qu’à un besoin ponctuel et minimal.
Performance et Fiabilité 4,0
Open WebUI tourne sur l’infrastructure de l’utilisateur : la disponibilité dépend donc de son hébergement, et l’éditeur ne publie ni page de statut ni historique d’incidents. Sa documentation décrit en revanche une architecture sans état, qui s’étend par réplicas derrière un répartiteur de charge avec Redis et une base partagée, pour la haute disponibilité. Des accords de support sont réservés aux clients Enterprise. La note reste neutre sur cet axe, faute de mesure publiée de la tenue du service.
Innovation et Singularité 4,7
Open WebUI se distingue par une approche très intégrée du self-hosting : une seule interface web relie plusieurs modèles, des outils d’exécution, du RAG, des agents, des canaux partagés et des fonctions d’administration. Le support natif de MCP, des serveurs OpenAPI et des pipelines renforce encore cette logique d’extension. Pour une équipe qui veut construire autour de l’IA sans enfermer ses données chez un prestataire, cette combinaison a une vraie singularité. L’outil n’invente pas un usage isolé ; il assemble des briques techniques dans une architecture cohérente, ce qui le rend plus spécifique qu’une simple couche de chat.
Support et Ressources Disponibles 4,6
Open WebUI publie une documentation dédiée, un canal de contact par email et plusieurs espaces d’entraide communautaire, dont Discord, Reddit, GitHub Issues et GitHub Discussions. L’écosystème d’accompagnement est donc réel, avec à la fois une ressource officielle et des canaux ouverts autour du projet. Pour un utilisateur autonome, cette combinaison facilite l’adoption et le dépannage. Pour une équipe qui déploie en production, la présence de documentation et de canaux publics compte davantage qu’un simple formulaire de contact, même si le support reste organisé autour d’outils communautaires.
Rapport Qualité-Prix 4,7
Open WebUI se déploie gratuitement en auto-hébergement, sans carte bancaire ni plafond d’usage, à condition de garder sa marque affichée. Pour un projet technique qui peut assumer l’hébergement, le rapport valeur-coût est très fort, parce que toute la plateforme reste accessible sans paiement. Pour une entreprise qui veut la marque blanche ou un support dédié, la licence Enterprise se négocie sur devis, sans montant publié, ce qui empêche de comparer ce second niveau.
Questions fréquentes
C’est quoi Open WebUI ?
Open WebUI est une plateforme IA autohébergée pour discuter avec des modèles, gérer des fichiers, lancer une recherche web, exécuter du code et créer des bases de connaissances. Elle fonctionne avec Ollama pour des modèles locaux, ou avec OpenAI et Anthropic via une API compatible OpenAI. Les données restent sur l’infrastructure de l’utilisateur.
Comment installer Open WebUI ?
Open WebUI s’installe sur sa propre infrastructure avec Docker/Compose, Kubernetes/Helm, ou avec la commande pip install open-webui && open-webui serve. La plateforme fonctionne aussi en auto-hébergement sur des environnements on-premises ou air-gapped. Elle se déploie ensuite dans une interface web unique reliée à un fournisseur de modèles.
Open WebUI est-il gratuit ?
Oui : Open WebUI est gratuit en auto-hébergement, y compris en entreprise, tant que la marque « Open WebUI » reste visible dans l’interface. La licence Enterprise, sur devis et réservée aux organisations, ouvre la marque blanche, les offres réservées comme Terminals et le support dédié.
Qui utilise Open WebUI ?
Open WebUI vise les développeurs, les équipes techniques, les auto-hébergeurs, les startups et les entreprises qui veulent déployer une interface IA sur leur propre infrastructure. La plateforme convient aussi aux secteurs réglementés, avec des options d’on-premises et d’air-gapped, ainsi qu’aux équipes collaboratives multi-utilisateurs. Les fonctionnalités d’accès et d’administration couvrent notamment RBAC, SSO/OIDC/LDAP et SCIM 2.0.